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MÉMOIRE

EN MARCHE

SUR LES TRACES DES TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS DE 1939-1945

 

MÉMOIRE EN MARCHE

SUR LES TRACES DES TIRAILLEURS DE 39 - 45

SYNOPSIS

Depuis plus de dix ans, je parcours le monde avec l’envie d’apprendre et une grande curiosité. Plusieurs mois par an, je voyage en Afrique à la rencontre de ses peuples et de leurs histoires. Trop souvent, dans mon aventure, je me confronte à l’oubli. Comme si un voile épais recouvrait ceux à qui l’Histoire ne daigne laisser la parole. Alors, je tente de récolter des témoignages, grâce à la photographie, la vidéo et l’écriture, afin de les exposer au plus grand nombre.

 

Chacun de nous, à sa façon, a vécu la Seconde Guerre mondiale  : racontée par les anciens, expliquée par les professeurs, exposée à la télévision. Nous en sommes tellement imprégnés que nous pensons tout connaître d’elle : ses héros et ses traîtres, ses champs de bataille et d’honneur, ses glorieux monuments et ses horreurs. Un jour, j’ai appris l’existence d’anciens combattants africains qui se seraient battus pendant la Seconde Guerre mondiale. Curieux, j’ai commencé à m’intéresser au sujet. Je connaissais vaguement le rôle des Maghrébins grâce au film Indigènes. Mais là, soudain, je découvrais l’histoire de la « Force Noire ». Non seulement des milliers d’Africains subsahariens s’étaient battus pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, mais ils avaient aussi participé aux boucheries de la guerre précédente. Depuis la création du corps des « Tirailleurs Sénégalais » en 1857 par le général Faidherbe jusqu’aux indépendances des colonies françaises au début des années 1960, ils connurent toutes les guerres : de la conquête coloniale, dont ils furent l’un des piliers, jusqu’aux guerres d’Indochine et d’Algérie en passant par les deux conflits mondiaux. Des milliers périrent dans les tranchées de la Grande Guerre. Ils s’avérèrent décisifs dans la bataille de Verdun en prenant le fort de Douaumont. Et dire que je ne savais rien d’eux  ! Je n’en avais jamais entendu parler. J’appris que le Noir au sourire bon enfant des boîtes de chocolat Banania représentait la caricature d’un de ces soldats sans nom d’une histoire oublieuse. J’étais bouleversé. Je pensais connaître, un peu, la Seconde Guerre mondiale car, depuis l’enfance, je n’avais cessé d’interroger à son sujet. Mais personne, aucun professeur, aucun parent, aucun livre, ne m’avait parlé des tirailleurs sénégalais. Aujourd’hui, lorsque je les évoque, il est évident que leur histoire, leurs faits d’armes, leur existence même, restent fort méconnus.

 

Le temps passe et précipite l’effacement de la mémoire. Bientôt, il restera seulement ce qu’on a voulu garder de l’histoire, des morceaux choisis : le récit des vainqueurs et des dominants. Alors, puisque les manuels scolaires n’en font pas écho, que la presse se fait discrète et les films timides, je me suis demandé avec inquiétude qui se souviendra des centaines de milliers d’Africains qui se sont battus pour la France durant cette fameuse guerre mondiale ? Qui retiendra que Brazzaville fut la capitale de la France Libre ? Qui saura encore que près de 150.000 Africains débarquèrent sur les plages de Provence pour libérer le pays ? Qui évoquera le courage de Mamadou Addi Bâ, de Charles N’Tchoréré et de Samba N’Dour ? Oui, je me suis demandé qui se souviendra des milliers d’anonymes qui quittèrent leur famille, leur foyer, leur terre pour éradiquer le fascisme en Europe. Je ne peux supporter l’idée que leur mémoire s’efface comme s’est diluée celle de leurs ancêtres. Ma décision était prise : j’irai à leur rencontre.

 

 

Ainsi, je me suis lancé dans cette aventure passionnante : retrouver des survivants de la Seconde Guerre mondiale et relever leur témoignage. Au Sénégal, je suis allé à la rencontre des derniers témoins de ce pan de l’histoire. Durant des mois, j’ai écouté et enregistré leurs propos. Ils ont déroulé leurs souvenirs comme des parchemins. Dévoilé le passé dans l’éloquence de leur vieillesse. 

 

Puis, j’ai voulu leur rendre un hommage personnel en marchant plus de 700 km sur leur trace. De Saint-Tropez, où ils débarquèrent en août 1944 (lors du débarquement de Provence - opération Anvil Dragoon) pour libérer le pays, jusque dans le Vercors où cinquante-trois d’entre eux se sont battus dans la Résistance. J’ai continué mon pèlerinage en véhicule et sillonné la France de lieux de mémoire en champs de bataille (plaque de Samba N’dour à Romans-sur-Isère, tata sénégalais de Chasselay, monument à la mémoire de Mamadou Addi Bâ à Épinal, cimetière de l’armée coloniale à Colmar etc.). 

 

Je reviens de ce long voyage dans les remous et les plis de l’Histoire avec les noms, les témoignages, mais surtout les visages des derniers tirailleurs qui ont fait la Seconde Guerre mondiale. Puissent l’ouvrage photographique et l’exposition vous les révéler. Puissent-ils être un modeste hommage à Issa Cissé, Cheikh Fall, Amadou Lamine Sow, Matar Fall, Saïdou Sall, Dahmane Diouf, Ndiogou Dieye et à tous les Africains qui se sont battus pour notre liberté. 

 

GALERIE

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LE LIVRE

Nouvelle édition enrichie 2018 !

Livre photographique + film documentaire

 

Un livre photographique fabriqué chez l’imprimeur Escourbiac, 3 fois lauréat du Cadrat d’or.

 

Format : 16x24 cm

Nombre de pages : 144

Nombre de tirages : 400

Couverture avec rabat de 23 cm en papier couché moderne demi-mat et pelliculé 350g

Papier intérieur : papier moderne demi-mat 170g

 

L'ouvrage est constitué d'un prologue, d'extraits des entretiens avec les tirailleurs et autres témoins rencontrés, de poèmes et de 80 photographies.

 

Tarif du livre : 30€ TTC

LE FILM

Ils se prénomment Issa Cissé, Alioune Fall,  ou Saïdou Sall. Tirailleurs sénégalais, ils ont débarqué en août 1944 sur les plages de Provence pour libérer la France. Qui sont-ils ? Que sont-ils devenus ? Julien Masson est parti à leur rencontre, sur leurs traces aussi et celles de leurs descendants. « Ils ont déroulé leurs souvenirs comme des parchemins, dans l’éloquence de leur vieillesse ». Partagé avec des collégiens savoyards, un voyage de mémoire et un hommage, pour mieux embrasser la diversité et la richesse de notre pays.

Film documentaire tout public : 72'

Production et réalisation : Julien Masson

Images complémentaires : Clément Burelle

Mixage son : Mathieu Grognux

Étalonnage : David Delaunay

WEBDOC RFI

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UN PROJET PÉDAGOGIQUE

En collaboration avec le collège d’Ugine, ce voyage,a été le fil conducteur de travaux pédagogiques – réalisés sur l’ensemble de l’année scolaire – en histoire-géographie, français, arts plastiques et musique avec le concoure du CDI pour les classes de la 6ème à la 3ème du collège d’Ugine (73).

 

Lors de mes retours en France, j’ai intervenu dans les classes en présentant des vidéos et des diaporama adaptés au niveau et à la matière tout en gardant un lien étroit avec le programme national.Les élèves participaient activement à l’enquête comme aux interviews des différents témoins (tirailleurs, historiens, musiciens etc.) grâce à des enregistrements vidéos réalisés durant ces heures d’interventions.

 

Une heure par semaine était dédiée au projet et est nommée « club des reporters aventuriers ». Les élèves ont appris à témoigner de leur propre expérience de voyage à travers l’écriture, le son et l’image.

 

Lors de mon passage dans le Vercors, les élèves de la classe de 4ème m’ont rejoint encadrés par leurs professeurs, pour un voyage scolaire sur les traces de la résistance et à la découverte du parcours des tirailleurs sénégalais dans le massif.

 

Le projet pédagogique a été coordonné par Karine Bidegorry, professeur d’Histoire – Géographie.

 

Les divers réalisations des élèves ont été exposé lors du festival du Grand Bivouac 2015.